Pierra
le 20/04/2009 à 17h58
La construction de la mosquée de Bordeaux peut être stoppée
C'est l'avis de Bruno Larebière, qui vient de prendre la présidence d’un Collectif contre la Grande Mosquée de Bordeaux, persuadé que sa construction, soutenue activement par la mairie de Bordeaux, peut être enrayée :
"Les musulmans ont déjà leurs lieux de culte. Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, cette Grande Mosquée n’a pas pour but d’accueillir 2000 croyants qui seraient en quête d’un lieu de prière. Ce projet s’inscrit clairement dans une stratégie politico-religieuse de conquête. Quoi qu’en dise l’imam, qui a osé, lors d’un débat sur Sud Radio face à un porte-parole du Bloc identitaire, parler d’un islam enraciné dans le terroir – et pourquoi pas dans le vignoble ! –, le but de l’Association des musulmans de Gironde est, comme partout en France d’ailleurs, de bâtir pour s’implanter et se développer. Pourquoi croyez-vous qu’ils réclament une Grande Mosquée de 2000 places ? Parce qu’ils considèrent que tout musulman vivant en France va y rester et y proliférer. Et parce qu’ils sont dans une logique de prosélytisme. Alors ils profitent de la faille majeure de la laïcité, qui est qu’elle place sur le même plan toutes les religions et par voie de conséquence toutes les civilisations, pour exiger une égalité de traitement. Je suis désolé, mais la France, et l’Europe, n’ont jamais été de civilisation musulmane. C’est une raison suffisante, et non négociable, pour leur dire non."
Alain Soral, écrivain et président d'Egalité & Réconciliation a rencontré samedi soir (et non pas vendredi !) Tareq Oubrou, imam de la mosquée El Huda de Bordeaux. A l'Athénée municipale, 200 personnes ont assisté et participé à ce débat sur thème "français, musulman, et patriote".
Dans un premier temps, les organisateurs de la soirée, la section Aquitaine d'Egalité & Réconciliation, on présenté leur mouvement, qui peut se définir succinctement comme étant un club de réflexion sur les conséquences économiques, sociales et sociétales du système capitaliste.
Puis Tareq Oubrou, en théologien, a expliqué au public, en grande partie musulman, sa volonté d'enseigner un Islam en phase avec les principes républicains français, afin de créer un Islam "à la française", décomplexé et intégré.
Ensuite, Alain Soral, en sociologue, a longuement insisté sur la nécessité de lutter contre l'homophobie, terreau selon lui de l'Islam radical. Pour cela, il préconise l'acceptation par les "gaulois" de faire le deuil d'une France 100 % chrétienne, et la volonté pour les "musulmans français" de devenir des "français musulmans".
Enfin, la conférence s'est terminée par 2 heures de débat avec le public. Débat passionnel où sont intervenus à la fois des musulmans, des chrétiens, des athées, parfois avec passion, toujours avec liberté.
Alors que cette conférence avait été vivement critiquée comme étant l'union du fascisme et de l'Islam radical dans l'antisémitisme, nous notons que la question juive n'a été abordée que pour dire qu'elle ne le serait pas !
En bref, un débat insolite et intéressant, qui propose une autre vision de l'assimilation des immigrés.
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Voilà, une version objective de cet évènement, le genre d'article que je devrais lire et non pas devoir écrire moi-même.
C'est bien joli Hélène de vouloir donner son opinion, mais il serait peut-être judicieux de commencer par faire un travail d'information, sinon ce n'est plus du journalisme mais du militantisme.
Bien cordialement,
PS : pour ceux qui douteraient de l'impartialité de ma version, sachez que vous pourrez en juger par vous-même grâce à la vidéo de la conférence qui sera bientôt disponible sur internet.
le 25/04/2009 à 11h52
http://er-aquitaine.hautetfort.com/archive/2009/04/25/les-mediateurs-de-la-republique.html
le 20/04/2009 à 18h28
Aujourd'hui, dans la région bordelaise, nous avons environ 30 000 musulmans et, même si je peux comprendre votre sentiment d'agression identitaire, il va pourtant bien falloir accepter la réalité et adopter une position pragmatique plutôt qu'une position hostile.
Car ces musulmans, que j'ai rencontré (et vous ?), n'ont pas envie de partir, et ils sentent les valeurs républicaines tout à fait compatibles avec l'exercice de leur religion. Alors maintenant, 2 solutions : soit nous admettons qu'il puisse y avoir des français de confession musulmane, et nous leur tendons ainsi la main pour qu'ils aiment notre pays autant que nous l'aimons, soit nous partons sur le chemin du conflit ethnique, où tout le monde a tout à perdre.
Dire cela, ce n'est pas trahir la lutte contre l'immigration, c'est tout simplement dire qu'il vaut mieux avoir 30 000 Français musulmans à Bordeaux plutôt que 30 000 musulmans français.