Samedi 04 Juillet 2009 | Saint FlorentRECYFUTS. Spécialisée dans le recyclage des chutes de PVC, l'entreprise s'est installée il y a un an et demi sur le port de Bayonne. Elle y est déjà à l'étroit
A33 ans, Pablo Gagneux a décidé de quitter la multinationale qui l'employait pour créer Recyfuts. C'était il y a quatre ans. Son ancien employeur lui a permis de connaître diverses facettes du traitement des déchets mais, au bout de quelques années, le jeune cadre a décidé de voler de ses propres ailes : « Cela s'est fait après une lente maturation. La lourdeur d'une grosse structure me pesait et, pour tout dire, j'en ai eu assez d'être commandé par moins fort que moi. » Une SARL est créée avec deux associés. « C'est la formule la plus efficace. Les décisions sont plus rapides. Nous devons rester en avance sur un marché concurrentiel. »
Recyfuts, spécialiste du recyclage du PVC, naît ainsi en 2004 à Romans-sur-Isère. « Nous avions choisi cet endroit en fonction des gisements de matière première. Nous rachetons les chutes de PVC et nous avions là-bas plusieurs sources d'approvisionnement. » Trois ans plus tard, dans un environnement hexagonal où la concurrence se fait vive, Recyfuts choisit de se rapprocher de l'Espagne pour y collecter mais aussi pour revendre les granules ou les profilés qu'elle produit.
D'où l'installation à Bayonne, en avril 2007. Sur le port, dans un entrepôt de la Chambre de commerce et d'industrie, Recyfuts pose ses broyeurs, ses fours, ses bancs à profilés? Les 15 emplois prévus au départ sont passés en quelques mois à 28.
« On travaille ici 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, mais nous sommes à saturation », déplore Pablo Gagneux, qui se démène pour trouver des locaux plus grands à proximité de Bayonne. « C'est très difficile et, comme il y a urgence pour nous, nous allons devoir prendre une décision rapidement, quitte à partir plus loin? »
250 tonnes par mois.
La proximité du port est pourtant un atout indéniable : 10 conteneurs de 25 tonnes partent chaque mois de l'usine, à destination de l'Europe mais aussi de la Chine et de l'Inde. « Au début, 80 % de notre production restait en France. Aujourd'hui, nous exportons 60 % de nos granules. »
En attendant d'installer plus au large son site bayonnais, Recyfuts se concentre sur l'agrandissement de son usine de Grenay, près de Lens. Là-bas sont traitées exclusivement les vieilles fenêtres en PVC dont les premières générations arrivent en bout de vie. Le site, qui emploie actuellement 15 personnes, est en train d'être équipé d'un process maison développé par l'associé de Pablo Gagneux. En 2009, cette unité emploiera 60 personnes.
« Nous voulons faire la même chose ici, mais il faut absolument que nous trouvions une surface suffisante », insiste le PDG, très confiant dans l'avenir de sa branche. « Les déchets verre, papier, carton et métaux ont des filières et des process de recyclage bien établis. Pour le plastique, tout reste à faire? » C'est en restant en pointe sur le plan technologique que Recyfuts compte jouer dans la cour des grands. « Chaque année, on tente d'obtenir un label et, pour l'instant, on y est parvenu. En 2008, c'est l'association européenne du PVC Recovinyl qui nous a récompensés. En 2009, on vise la certification ISO 9001. »
Inscrivez-vous immédiatement en cliquant ici, c’est gratuit !
Déjà inscrit ? Identifiez-vous simplement en haut à droite de cette page pour publier votre commentaire !
La rédaction de Sud Ouest se réserve le droit d'éliminer tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou insultant.